Pourquoi se gratter soulage-t-il ?
Il nous est tous arriver un jour d'avoir une envie irrépréhensible de se gratter plus ou moins fort, mais dans tous les cas induisant des lésions au niveau de la peau. Peu importe, le soulagement procurer en vaut bien la peine ; mais pourquoi donc ?
Avoir une réponse ou des pistes concernant cette question n'est pas seulement anecdotique, car lorsque les démangeaisons sont de l'ordre pathologique comme dans le cas de l'eczéma, cela peut déboucher sur des traitements.
Pour mieux comprendre les mécanismes impliqués dans la réaction de grattage, des volontaires ont été conviés à passer un IRM. Pour visualiser les zones cérébrales impliquées, ces personnes devaient se gratter la jambe à l'aide d'une brosse. L'imagerie cérébrale a permis de repérer une diminution de l'activité du cortex cingulaire antérieur, une région impliquée dans les émotions déplaisantes, et parallèlement une activation du cortex somatosensoriel secondaire (région impliquée dans la douleur) et du cortex préfrontal qui est associé au comportement compulsif. Ces données permettent de supposer que l'action de gratter permet de réduire les émotions liées à la démangeaison et donc de soulager, et que ce comportement est de type compulsif.
Peut être avez-vous été pris de démangeaisons en lisant ces quelques lignes, mais cela relève (je suppose) de l'empathie, comme l'aurait fait un article sur le bâillement.
Source : Physorg